Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классическая проза » Le compte de Monte-Cristo Tome III
Le compte de Monte-Cristo Tome III - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le compte de Monte-Cristo Tome III

Электронная книга - «Le compte de Monte-Cristo Tome III». Краткое содержание книги:

Victime d'un terrible complot, Edmond Dantès est emprisonné au Château d'If alors qu'il sur le point d'épouser celle qu'il aime. A sa libération et sous l'identité du compte de Monte-Cristo, sa vengeance n'épargnera personne…
1 ... 8 9 10 11 12 13 14 15 16 ... 99
Перейти на страницу:

L’œil de Noirtier lança un éclair comme s’il n’était pas dupe de ce faux assentiment donné par Mme de Villefort aux intentions qu’elle lui supposait.

«Est-ce donc à Mlle Valentine de Villefort que vous laissez ces neuf cent mille francs?» demanda le notaire, qui croyait n’avoir plus qu’à enregistrer cette clause, mais qui tenait à s’assurer cependant de l’assentiment de Noirtier, et voulait faire constater cet assentiment par tous les témoins de cette étrange scène.

Valentine avait fait un pas en arrière et pleurait, les yeux baissés; le vieillard la regarda un instant avec l’expression d’une profonde tendresse; puis se retournant vers le notaire, il cligna des yeux de la façon la plus significative.

«Non? dit le notaire; comment ce n’est pas Mlle Valentine de Villefort que vous instituez pour votre légataire universelle?»

Noirtier fit signe que non.

«Vous ne vous trompez pas? s’écria le notaire étonné; vous dites bien non?

– Non! répéta Noirtier, non!»

Valentine releva la tête; elle était stupéfaite, non pas de son exhérédation, mais d’avoir provoqué le sentiment qui dicte d’ordinaire de pareils actes.

Mais Noirtier la regarda avec une si profonde expression de tendresse qu’elle s’écria:

«Oh! mon bon père, je le vois bien, ce n’est que votre fortune que vous m’ôtez, mais vous me laissez toujours votre cœur?

– Oh! oui, bien certainement, dirent les yeux du paralytique, se fermant avec une expression à laquelle Valentine ne pouvait se tromper.

– Merci! merci!» murmura la jeune fille.

Cependant ce refus avait fait naître dans le cœur de Mme de Villefort une espérance inattendue; elle se rapprocha du vieillard.

«Alors c’est donc à votre petit-fils Édouard de Villefort que vous laissez votre fortune, cher monsieur Noirtier?» demanda la mère.

Le clignement des yeux fut terrible: il exprimait presque la haine.

«Non, fit le notaire; alors c’est à monsieur votre fils ici présent?

– Non», répliqua le vieillard.

Les deux notaires se regardèrent stupéfaits; Villefort et sa femme se sentaient rougir, l’un de honte, l’autre de colère.

«Mais, que vous avons-nous donc fait, père, dit Valentine; vous ne nous aimez donc plus?»

Le regard du vieillard passa rapidement sur son fils, sur sa belle-fille, et s’arrêta sur Valentine avec une expression de profonde tendresse.

«Eh bien, dit-elle, si tu m’aimes, voyons, bon père, tâche d’allier cet amour avec ce que tu fais en ce moment. Tu me connais, tu sais que je n’ai jamais songé à ta fortune: d’ailleurs, on dit que je suis riche du côté de ma mère, trop riche; explique-toi donc.»

Noirtier fixa son regard ardent sur la main de Valentine.

«Ma main? dit-elle.

– Oui, fit Noirtier.

– Sa main! répétèrent tous les assistants.

– Ah! messieurs, vous voyez bien que tout est inutile, et que mon pauvre père est fou, dit Villefort.

– Oh! s’écria tout à coup Valentine, je comprends! Mon mariage, n’est-ce pas, bon père?

– Oui, oui, oui, répéta trois fois le paralytique lançant un éclair à chaque fois que se relevait sa paupière.

– Tu nous en veux pour le mariage, n’est-ce pas?

– Oui.

– Mais c’est absurde, dit Villefort.

– Pardon, monsieur, dit le notaire, tout cela au contraire est très logique et me fait l’effet de s’enchaîner parfaitement.

– Tu ne veux pas que j’épouse M. Franz d’Épinay?

– Non, je ne veux pas, exprima l’œil du vieillard.

– Et vous déshéritez votre petite-fille, s’écria le notaire parce qu’elle fait un mariage contre votre gré?

– Oui, répondit Noirtier.

– De sorte que sans ce mariage elle serait votre héritière?

– Oui.»

Il se fit alors un profond silence autour du vieillard.

Les deux notaires se consultaient; Valentine, les mains jointes, regardait son grand-père avec un sourire reconnaissant; Villefort mordait ses lèvres minces; Mme de Villefort ne pouvait réprimer un sentiment joyeux qui, malgré elle, s’épanouissait sur son visage.

«Mais, dit enfin Villefort, rompant le premier ce silence, il me semble que je suis seul juge des convenances qui plaident en faveur de cette union. Seul maître de la main de ma fille, je veux qu’elle épouse M. Franz d’Épinay, et elle l’épousera.»

Valentine tomba pleurante sur un fauteuil.

«Monsieur, dit le notaire, s’adressant au vieillard, que comptez-vous faire de votre fortune au cas où Mlle Valentine épouserait M. Franz?

Le vieillard resta immobile.

«Vous comptez en disposer, cependant?

– Oui, fit Noirtier.

– En faveur de quelqu’un de votre famille?

– Non.

– En faveur des pauvres, alors?

– Oui.

– Mais, dit le notaire, vous savez que la loi s’oppose à ce que vous dépouilliez entièrement votre fils?

– Oui.

– Vous ne disposerez donc que de la partie que la loi vous autorise à distraire.»

Noirtier demeura immobile.

«Vous continuez à vouloir disposer de tout?

– Oui.

– Mais après votre mort on attaquera le testament!

– Non.

– Mon père me connaît, monsieur, dit M. de Villefort, il sait que sa volonté sera sacrée pour moi; d’ailleurs il comprend que dans ma position je ne puis plaider contre les pauvres.»

L’œil de Noirtier exprima le triomphe.

«Que décidez-vous, monsieur? demanda le notaire à Villefort.

– Rien, monsieur, c’est une résolution prise dans l’esprit de mon père, et je sais que mon père ne change pas de résolution. Je me résigne donc. Ces neuf cent mille francs sortiront de la famille pour aller enrichir les hôpitaux; mais je ne céderai pas à un caprice de vieillard, et je ferai selon ma conscience.»

Et Villefort se retira avec sa femme, laissant son père libre de tester comme il l’entendrait.

Le même jour le testament fut fait; on alla chercher les témoins, il fut approuvé par le vieillard, fermé en leur présence et déposé chez M. Deschamps, le notaire de la famille.

LX. Le télégraphe.

M. et Mme de Villefort apprirent, en rentrant chez eux, que M. le comte de Monte-Cristo, qui était venu pour leur faire visite, avait été introduit dans le salon, où il les attendait; Mme de Villefort, trop émotionnée pour entrer ainsi tout à coup, passa par sa chambre à coucher, tandis que le procureur du roi, plus sûr de lui-même, s’avança directement vers le salon.

Mais si maître qu’il fût de ses sensations, si bien qu’il sût composer son visage, M. de Villefort ne put si bien écarter le nuage de son front que le comte, dont le sourire brillait radieux, ne remarquât cet air sombre et rêveur.

1 ... 8 9 10 11 12 13 14 15 16 ... 99
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)