Foudre de guerre
- Автор: Коррейя Ларри
- Серия: Chroniques du Grimnoir #3
- Год: 2014
- Язык: французский
- Год: L'Atalante
- ISBN: 978-2-84172-674-5
- Переводчик: Marie Surgers
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Foudre de guerre». Краткое содержание книги:
Il la serra contre lui. Elle tremblait comme une feuille. « Ça va, Faye, je te tiens. Ça va aller.
— Tout. Tout ce que je voulais. Fini, les salauds, les guerres, la haine, selon ma volonté. Fini, les présidents, les Madi, les Corbeau. Plus jamais. » Elle délirait d’épuisement. « Tous. Finis. Mais, pour ça, il fallait que je sois forte, toujours. De plus en plus. J’aurais pris ce que je voulais, parce qu’il le fallait. C’est comme ça que j’aurais tout justifié. Mais c’est comme ça que naît le mal. Personne n’aurait été à l’abri, même pas toi. »
C’était du charabia. Francis s’aperçut qu’ils étaient tous les deux à genoux dans la boue. Il la remorqua vers un terrain sec et l’adossa à la roue d’une voiture, puis écarta de sa figure ses cheveux englués de sang. Il y en avait beaucoup, mais elle n’avait pas l’air blessée. « Jane ! Jane, j’ai besoin d’une guérisseuse !
— J’aurais pu. Avant, j’aurais dit oui. Mais Zachary m’a montré ce qui se serait passé. Ç’aurait été trop tentant. Francis, il m’a proposé de devenir une déesse. C’est pas bien. Pas comme ça. Personne ne devrait avoir tant de pouvoir. Si seulement c’était la malédiction et rien d’autre, mais j’ai dû choisir entre ce que j’aime et ceux que j’aime. » Faye ouvrit les yeux. « Alors j’ai renoncé. Toute la magie que j’avais gagnée, je l’ai rendue. J’ai choisi d’être moi. »
Francis plongea son regard dans les yeux de Faye. Des yeux bleus.
Épilogue
Mais dans ces rues sordides doit s’avancer un homme qui n’est pas sordide lui-même, qui n’est ni véreux ni apeuré. Dans ce genre de roman, le détective doit être un homme de cette trempe. Il est le héros, il est tout. Il doit être un homme complet, à la fois banal et exceptionnel. Il doit être, pour employer une formule un peu usée, un homme d’honneur – par instinct, par fatalité, sans même y penser et surtout sans le dire. […] Je le crois capable de séduire une duchesse et incapable de souiller une pucelle : s’il est homme d’honneur dans un domaine, il l’est dans tous.
Mon héros est relativement pauvre, sinon il ne serait pas détective. C’est un homme ordinaire, sinon il ne pourrait pas fréquenter les gens ordinaires. En matière de psychologie, il est perspicace, sinon il ne connaîtrait pas son boulot. Il se refuse à gagner de l’argent malhonnêtement et ne se laisse insulter par personne sans réagir comme il se doit, en gardant cependant la tête froide. C’est un solitaire ; sa fierté, c’est que vous le traitiez en homme fier – sinon, vous regretterez de l’avoir rencontré. Il parle comme un homme de son époque, c’est-à-dire avec un humour caustique, un sens aiguisé du ridicule, un profond dégoût pour le factice et un grand mépris pour la mesquinerie.
Le roman tel que je le conçois, c’est l’aventure de cet homme cherchant une vérité cachée, et ce n’en serait pas une si elle n’arrivait pas à un homme taillé pour l’aventure. […] S’il y avait assez d’hommes comme lui, le monde serait, je crois, un endroit où l’on vivrait en toute sécurité, mais pas trop ennuyeux cependant pour qu’on ait envie d’y vivre.