Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Триллеры » Docteur Sleep
Docteur Sleep - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Docteur Sleep

Электронная книга - «Docteur Sleep». Краткое содержание книги:

An epic war between good and evil, a gory, glorious story that will thrill the millions of hyper-devoted readers of The Shining and wildly satisfy anyone new to the territory of this icon in the King canon.

King says he wanted to know what happened to Danny Torrance, the boy at the heart of The Shining, after his terrible experience in the Overlook Hotel. The instantly riveting Doctor Sleep picks up the story of the now middle-aged Dan, working at a hospice in rural New Hampshire, and the very special twelve-year old girl he must save from a tribe of murderous paranormals.

On highways across America, a tribe of people called The True Knot travel in search of sustenance. They look harmless - mostly old, lots of polyester, and married to their RVs. But as Dan Torrance knows, and tween Abra Stone learns, The True Knot are quasi-immortal, living off the 'steam' that children with the 'shining' produce when they are slowly tortured to death.

Haunted by the inhabitants of the Overlook Hotel where he spent one horrific childhood year, Dan has been drifting for decades, desperate to shed his father's legacy of despair, alcoholism, and violence. Finally, he settles in a New Hampshire town, an AA community that sustains him and a job at a nursing home where his remnant 'shining' power provides the crucial final comfort to the dying. Aided by a prescient cat, he becomes 'Doctor Sleep.'
1 ... 104 105 106 107 108 109 110 111 112 ... 146
Перейти на страницу:

« Aïïe ! Aïïe  !

— Ouvre ta portière et descends. Suis les instructions sur la pompe — t’es une môme futée, je suis sûr que tu peux faire ça — et fais-nous le plein. Ensuite, rengaine le pistolet et remonte. Si tu fais tout ça bien gentiment comme une mignonne petite Boucle d’or, on poussera jusqu’au distributeur de Coca, là-bas. » Il désigna la machine à l’arrière du magasin. « Tu pourras en avoir une grande bouteille. Ou de l’eau, si tu préfères ; mon petit doigt me dit qu’ils ont de la Dasani. Si t’es une vilaine petite Boucle d’or, je zigouille le vieux, puis j’entre dans le magasin zigouiller le môme à la caisse. Fastoche. Ton vieux pote avait un flingue qui dorénavant m’appartient. Tu m’accompagneras, comme ça tu pourras voir la tête du môme faire splash. C’est comme tu voudras, OK ? T’as pigé ?

— Oui », dit Abra. Un peu mieux réveillée à présent. « Je pourrai avoir les deux: un Coca et de l’eau ? »

Là, il lui fit un grand sourire, franc et beau. Malgré sa situation, malgré son mal de tête, et même malgré la gifle qu’il lui avait donnée, Abra trouva ce sourire charmant. Elle supposa que beaucoup de gens le trouvaient charmant, surtout les femmes. « Mmmh, t’en demandes beaucoup, dis-moi ? Mais c’est pas toujours mal d’en demander beaucoup. Bon, voyons maintenant si tu sais être une gentille petite fille. »

Abra détacha sa ceinture — elle dut s’y reprendre à trois fois, mais finit par y arriver — et se saisit de la poignée de la portière. Avant de descendre, elle lança: « Arrêtez de m’appeler Boucle d’or. Vous connaissez mon nom, et je connais le vôtre. »

Sans lui laisser le temps de répondre, elle claqua la portière et se dirigea (un peu titubante) vers la pompe. Du cran autant que de la vapeur, cette môme. Il l’admira presque. Mais vu le sort d’Andi, Teuch et Jimmy, presque, c’était déjà trop.

13

D’abord, Abra fut incapable de lire les instructions, parce que les mots n’arrêtaient pas de se dédoubler et de s’échapper. Elle plissa les yeux et la mise au point devint nette. Le Skunk la surveillait. Elle sentait ses yeux sur sa nuque, comme deux minuscules vrilles tièdes.

(Dan ?)

Rien. Pas étonnant. Comment pouvait-elle espérer capter Dan alors qu’elle était même pas fichue de se servir de cette stupide pompe à essence ? Jamais elle s’était sentie aussi éteinte de sa vie.

Elle commença par introduire la carte de crédit du Skunk à l’envers, et dut tout recommencer à zéro. Enfin, l’essence coula. Pendant ce qui lui parut une éternité. Heureusement qu’il y avait une jupe en caoutchouc autour du pistolet pour empêcher les vapeurs toxiques de remonter. Et puis, l’air nocturne lui rafraîchissait les idées. Il y avait des milliards d’étoiles. D’habitude, leur beauté et leur profusion l’émerveillaient, mais ce soir-là, les regarder l’angoissait. Elle les voyait si loin d’elle. Et elle, Abra Stone, les étoiles ne la voyaient pas.

Quand le réservoir fut plein, elle plissa les yeux pour lire le nouveau message affiché sur l’écran et se retourna vers Skunk. « Vous voulez un reçu ou pas ?

— Je pense qu’on peut s’en passer, tu crois pas ? » Encore un petit coup de son sourire éblouissant. Le genre à te rendre heureuse d’être celle qui l’a provoqué. Abra aurait parié qu’il avait des tas de petites copines.

Non. Il en a qu’une. C’est la femme au chapeau, sa copine. Rose. S’il en avait une autre, Rose la tuerait. Avec les dents et avec les ongles.

Elle traîna les pieds jusqu’à la portière et remonta.

« Bravo, dit Skunk, t’as gagné le gros lot — un Coca et de l’eau. Alors… qu’est-ce qu’on dit à son papa ?

— Merci, répondit Abra d’un ton amorphe. Mais vous êtes pas mon papa.

— Non, mais je pourrais l’être. Je peux être un très gentil papa pour les petites filles qui sont gentilles avec moi. Les gentilles mignonnes petites filles. » Il roula jusqu’au distributeur et lui donna un billet de cinq dollars. « Prends-moi un Fanta, si y en a. Sinon, un Coca.

— Vous buvez des sodas, comme n’importe qui ? »

Il grimaça une comique moue offensée. « Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ?

— Shakespeare, c’est ça ? » Elle se frictionna de nouveau la bouche. « Roméo et Juliette.

— Raté, Le Marchand de Venise », dit Skunk, mais avec le sourire. « Tu connais pas la suite, je parie. »

Elle secoua la tête. Erreur. Ça réveilla les palpitations qui avaient commencé à se calmer.

« Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? » Il tapota la seringue près de la jambe de Mr. Freeman. « Médite là-dessus pendant que tu vas nous chercher à boire. »

14

Il la surveilla attentivement pendant qu’elle faisait fonctionner le distributeur. Cette station-service se trouvait à la périphérie boisée d’une petite ville et il était toujours envisageable qu’elle se dise au diable le vieux zigue et qu’elle déguerpisse dans les bois. Il pensa au revolver mais le laissa à sa place. Ce ne serait pas bien difficile de la courser, vu son présent état de léthargie. Mais elle ne regarda même pas dans cette direction. Elle glissa le billet de cinq dans la machine, récupéra les boissons l’une après l’autre et s’arrêta seulement pour boire goulûment l’eau de sa bouteille. Elle revint, ouvrit la portière côté passager mais ne monta pas. Elle désigna du doigt l’extrémité du bâtiment.

« Faut que j’aille faire pipi. »

Skunk en resta baba. Ça, c’était un truc qu’il n’avait pas prévu. Quoique, il aurait dû. Elle avait été droguée, son corps avait besoin d’éliminer les toxines. « Tu peux pas te retenir encore un peu ? » Il se disait que quelques kilomètres plus loin, il trouverait une petite bifurcation où s’arrêter. Pour qu’elle aille pisser derrière un buisson. Du moment qu’il pouvait lui voir le sommet de la tête, ça irait.

Mais elle fit non de la tête. Évidemment.

Il réfléchit un instant. « Bon, écoute-moi. Tu peux aller aux toilettes pour dames si la porte est ouverte. Sinon, t’iras faire ta petite commission derrière. Y a pas moyen que je te laisse entrer demander les clés.

— Si je dois pisser les fesses à l’air, je suppose que vous allez me mater. Pervers.

— Y aura bien une poubelle ou un conteneur quelconque derrière quoi t’accroupir. Ça me fendra le cœur de pas pouvoir reluquer tes adorables petites miches, mais je tâcherai de survivre. Allez, monte.

— Mais vous avez dit…

— Monte ou je recommence à t’appeler Boucle d’or. »

Elle monta et il avança la camionnette jusqu’aux portes des toilettes. « Maintenant, donne-moi ta main.

— Pourquoi ?

— Donne ta main. »

Très à contrecœur, elle la lui tendit. Il la prit. Dès qu’elle vit la seringue, elle tenta de se dégager.

« T’inquiète, juste une goutte. On a pas envie que tu te mettes à avoir des vilaines pensées, pas vrai ? Ni que tu les émettes en longue portée. Je vais te le faire de toute façon, alors pourquoi en faire tout un cinéma ? »

Elle arrêta de lutter. C’était plus facile de se laisser faire. Elle sentit une brève piqûre sur le dos de sa main, puis il la lâcha. « Vas-y, maintenant. Va faire ton petit pipi et fais-le vite. Comme dit cette bonne vieille chanson country, la route est longue et le temps nous presse.

1 ... 104 105 106 107 108 109 110 111 112 ... 146
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)