Le roman des châteaux de France. Tome 1
- Автор: Бенцони Жюльетта
- Серия: Любовь и замки #1
- Язык: французский
- Жанр: Исторические любовные романы
Электронная книга - «Le roman des châteaux de France. Tome 1». Краткое содержание книги:
Juliette Benzoni nous conte près de soixante-quinze des plus symboliques d'entre eux ; de Josselin à Saverne en passant par Amboise, Bellême, Blaye, Bonneval, Castries, Chambord, Château-Gaillard, Compiègne, Lunéville, Pau, Polignac, Vaux-le-Vicomte ou Uzès.
Ces hauts lieux sont tous le décor de la vie d'un personnage exceptionnel, d'une aventure incroyable, d'un événement historique de premier plan.
Pour les châteaux ouverts au public, le lecteur trouvera à la fin de chaque texte les périodes et horaires d'ouverture.
« La Bastille pour lui, un couvent pour elle, sire, et cela leur vie durant mais pas la hache ! Pas le bourreau ! »
Navré de voir pleurer cet homme âgé, brisé de douleur, Henri IV hésita. Peut-être allait-il faire grâce mais la reine entra sans se faire annoncer à cause de certaine bonne habitude qu’elle avait d’écouter aux portes. Malheureusement pour les jeunes Ravalet, la reine, c’était Marie de Médicis qui fut sans doute la plus bornée et l’une des plus détestables parmi les reines de France. Son étroitesse d’esprit n’avait d’égale que sa sécheresse de cœur et, malheureusement, Henri IV ne savait pas dire non à une femme, même à la sienne. La grâce fut refusée.
Le lendemain 2 décembre, par un froid vif, Julien et Marguerite, qu’Antoine Fusi en larmes avait obtenu permission d’escorter jusqu’au bout, furent menés en place de Grève. Pour ces derniers jours, on les avait vêtus avec élégance et leur beauté éclatait à l’étonnement de tous. Julien avait un pourpoint de drap gris brodé d’or sur des chausses de satin noir. Un court manteau gris était fixé à son épaule par une agrafe précieuse. Marguerite avait une robe de satin gris moucheté d’or avec un col et des manchettes de dentelle. Des mules de velours noir chaussaient ses petits pieds.
Ils marchèrent à la mort en se tenant par la main, comme s’ils allaient à un bal et, autour d’eux, les femmes pleuraient, les hommes se découvraient.
La première, Marguerite monta sur l’échafaud, relevant sa longue jupe d’un joli geste et refusant poliment la main que lui tendait le bourreau. Elle se signa, s’agenouilla, écarta elle-même ses boucles blondes et posa le cou sur le billot. D’un geste paternel, Antoine Fusi avait saisi Julien dans ses bras et lui cachait le visage contre son épaule mais on eut à peine le temps de voir luire la lourde hache.
Les aides s’empressèrent alors de faire place à l’autre condamné. Mais, en écartant le corps de Marguerite, l’un d’eux, trop ému peut-être, releva la jupe de la jeune femme laissant voir ses jambes gainées de soie rouge. La foule gronda. Le bourreau bondit.
À toute volée, il gifla le maladroit puis il le força à s’agenouiller devant le corps décapité en signe de repentir. La foule, calmée, approuva. Quelques instants plus tard, Julien avait, lui aussi, cessé de vivre. Les corps furent remis à Antoine Fusi qui, avec l’aide d’un jeune étranger, un Espagnol de bonne maison touché par la beauté de ces deux malheureux, les enterra dans le petit cimetière de l’église Saint-Jean-en-Grève, une église aujourd’hui disparue ainsi que la dalle sur laquelle on avait gravé :
« Ci-gisent le frère et la sœur. Passant, ne t’informe pas de la cause de leur mort. Passe et prie Dieu pour leur âme. »
Le parking de la rue Lobau, derrière l’Hôtel de Ville, occupe la place de cette église, de ce cimetière. Qui, en y garant sa voiture, donnera une pensée à Julien et Marguerite de Ravalet ?
HORAIRES D’OUVERTURE
Toute l’année 8 h 30-19 h
Seul le parc, labellisé « Jardin remarquable », est ouvert à la visite. Il est agrémenté d’une serre à rotonde, l’une des plus spectaculaires d’Europe.
Trécesson
La mariée assassinée
Noir est ton cheval, noire ta cape
Noire ta face, noir toi-même,
Oui, tout noir.